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Tout savoir sur la scoliose de l’adulte

Contrairement aux idées reçues, la scoliose ne concerne pas que les enfants et les adolescents. Les adultes sont aussi susceptibles d’être affectés par cette déformation de la colonne vertébrale qui, au fil du temps, peut s’accompagner de fortes douleurs et d’une gêne importante dans la vie quotidienne. Mais qu’elle soit liée au vieillissement ou à l’évolution d’une scoliose de l’adolescence, des traitements appropriés existent pour retrouver une bonne qualité de vie.

Qu’est-ce qu’une scoliose ?

La scoliose est une déformation de la colonne vertébrale (ou rachis) dans chacun des trois plans de l’espace : vers la droite ou la gauche (plan frontal), vers l’avant ou l’arrière (plan sagittal) mais également avec un mouvement associé de rotation des vertèbres sur elles-mêmes (plan transversal). Son signe clinique essentiel est la « gibbosité » qui s’observe lorsque le patient se penche en avant : une bosse apparaît à côté,des vertèbres du haut de la colonne vertébrale (on parle alors de « scoliose thoracique ») ou du bas (« scoliose lombaire »).

Deux types de scolioses

Deux formes de scolioses peuvent toucher les adultes. La première est le résultat de l’évolution d’une scoliose de l’adolescence (lien vers scoliose enfant adolescent) (appelée scoliose « idiopathique ») que le traitement par un corset a ralenti jusqu’à la fin de la croissance sans pour autant la stopper. D’année en année, la scoliose progresse peu à peu, et peut devenir douloureuse vers l’âge de la quarantaine.

La seconde forme de scoliose adulte, appelée scoliose « de novo » ou « dégénérative », survient vers l’âge de 45-50 ans. Son origine est « mécanique ». Sous l’effet du vieillissement, le rachis se fragilise. Les disques intervertébraux, qui relient les vertèbres entre elles, s’usent. Les muscles et les ligaments se relâchent. Peuvent s’ajouter des problèmes neurologiques qui modifient la perception de l’espace ou encore de l’arthrose des articulations, et, chez les femmes post-ménopausées, l’ostéoporose susceptible de provoquer des fractures des vertèbres. Autant de facteurs qui peuvent se combiner entre eux et amener progressivement le patient à basculer en avant pour conserver son équilibre lorsqu’il est debout et qu’il marche (voir encadré ci-contre).

Une affaire d’équilibre

Lorsque nous sommes debout ou que nous marchons, nous n’avons quasiment aucun effort à faire pour conserver l’équilibre. Cela, grâce à la constitution du squelette humain qui en temps normal permet à la tête de demeurer parfaitement au-dessus du bassin avec une colonne vertébrale bien équilibrée. Cet alignement peut être schématisé par une figure géométrique en forme de cône, appelé « cône d’économie » par les orthopédistes. Lorsque le rachis perd de sa solidité et de sa souplesse, le patient se penche en avant et déploie sans s’en rendre compte une énergie pour trouver un nouvel équilibre. Peu à peu, les muscles se fatiguent et les vertèbres se déplacent. La scoliose s’installe. Et plus le patient sort de son cône d’économie, plus elle s’aggrave…


Douleurs, sciatique, difficultés respiratoires… : des symptômes parfois très handicapants

Tous les patients qui ont une scoliose n’ont pas forcément mal. Et dans le cas contraire, il n’y a pas toujours de corrélation directe entre la scoliose et les douleurs qu’ils ressentent. Celles-ci peuvent être ainsi le résultat d’une arthrose articulaire des vertèbres. Toutefois, une scoliose importante s’avère souvent fatigante et douloureuse sur le plan musculaire en raison des efforts que fait le patient pour se tenir debout et marcher. Elle peut également entraîner un rétrécissement du canal rachidien, à l’origine de sciatalgies ou de cruralgies. Enfin dans les cas rares de scolioses très évoluées, le frottement des côtes sur le bassin peut être très douloureux et le patient pourra aussi connaître de graves problèmes respiratoires ou digestifs.

L’équilibre au centre du diagnostic

Quand elle n’est pas immédiatement visible (gibbosité), la scoliose « de novo » est souvent révélée par une radiographie prescrite par le médecin traitant à un patient se plaint d’un mal de dos. Depuis quelques années, de nouveaux équipements de radiologie permettent de réaliser des radiographies complètes et très peu irradiantes de la colonne (système EOS). Leur intérêt est de pouvoir étudier avec une grande précision l’équilibre global d’un patient, et non pas de seulement mesurer l’angle de courbure de sa colonne vertébrale. Le médecin peut ainsi faire la part entre les problèmes d’équilibre et les problèmes musculaires. Les résultats de ce bilan et l’existence ou non de douleurs ressenties par le patient décideront de la suite à donner : du simple suivi (avec une radiographie tous les cinq ans environ) pour surveiller que la scoliose n’évolue pas et que des douleurs n’apparaissent pas, à un traitement médical adapté, voire une intervention chirurgicale en dernier recours. Si la scoliose est avérée, il est conseillé de s’adresser à un chirurgien orthopédiste spécialisé dans le rachis.

Un traitement seulement médical le plus souvent

Outre des antalgiques pour soulager la douleur, le traitement de la scoliose de l’adulte consiste non pas à la guérir mais à la maîtriser et freiner son évolution. Cela, essentiellement grâce à de séances régulières rééducation préventive auprès d’un kinésithérapeute ainsi que des exercices d’auto-rééducation à faire ensuite chez soi. L’objectif est de faire travailler les muscles, ligaments et les articulations (hanches comprises) qui permettront au patient de retrouver un bon équilibre. Éventuellement, des séances d’ostéopathie peuvent être prescrites pour « débloquer » une situation aiguë. Une petite ceinture de maintien ou un corset plus contraignant porté à temps partiel peuvent s’avérer également utiles pour freiner la progression de la scoliose. Enfin, un traitement de l’ostéoporose est recommandé chez les femmes qui en sont atteintes.


Une intervention chirurgicale complexe

Si la gêne et les douleurs deviennent trop importantes, ou encore en cas de sciatique ou de cruralgie due au rétrécissement du canal rachidien, la
question d’une intervention chirurgicale peut se poser après l’échec du traitement médical. L’objectif de l’opération est de bloquer dans la bonne position une partie plus ou moins étendue de la colonne vertébrale à l’aide d’un matériel d’ostéosynthèse (tiges, vis…) et de solidariser les vertèbres entre elles grâce à une autogreffe d’os qui assurera la fusion. C’est une intervention peu fréquente et complexe qui dure au minimum 5 heures et est le plus souvent assurée par deux chirurgiens. Elle nécessite une hospitalisation d’une semaine. Elle n’est réalisée que par des chirurgiens orthopédistes spécialistes de la scoliose dans un nombre restreint de centres spécialisés dans le rachis (CHU et quelques grands établissements privés).

Des risques à connaître

La décision d’opérer une scoliose exige une discussion approfondie avec le patient en termes de bénéfices/risques car elle n’est pas sans risque ni exempte de complications. Notamment des risques d’infection (qui s’expliquent par la durée de l’opération) ou de reprise d’opération antérieure (dans 25% des cas) en raison, par exemple, de l’échec de la consolidation de la greffe (pseudarthrose). De même, les suites opératoires sont longues. Si le patient peut rapidement remarcher, il faut compter environ six mois pour se remettre complètement de l’opération avec des douleurs importantes le premier mois. Le port d’un corset est parfois prescrit le temps que la consolidation soit complète. Enfin, la cicatrice couvre bien souvent la totalité de la colonne vertébrale.

Au total cette chirurgie est beaucoup plus complexe et lourde que chez l’adolescent. Malgré ces risques et ces inconvénients, l’intervention améliore sensiblement la qualité de vie des patients en soulageant durablement leurs douleurs.





La formation des chirurgiens orthopédistes


Cet article est rédigé avec le concours du Pr Hervé Thomazeau, chef du service de chirurgie orthopédique et traumatologie du CHU de Rennes, et Président du Collège Français Orthopédique et traumatologique.
Quel est le parcours d’études pour devenir chirurgien orthopédiste ?

Pas moins de 12 années d’études.... C’est ce qui attend le bachelier qui se destine à devenir chirurgien orthopédiste. Destiné à lui donner une formation complète à la fois théorique et pratique, ce long parcours d’études se déroule en 4 étapes ponctuées de différentes sélections :

1- La Paces (première année commune aux études de santé).
Comme son nom l’indique, c’est la porte d’entrée commune à plusieurs filières médicales : la médecine, la pharmacie, l’odontologie (dentaire) et la maïeutique (sage-femme). Chacune d’entre elles a son propre concours d’entrée, les étudiants pouvant présenter les quatre s’ils le souhaitent. Mais les places sont chères car limitées par un « numerus clausus » : un étudiant sur cinq environ (toutes filières confondues) passe ce premier barrage.

2 - Les 2è et 3 années (DFGSM) :
spécifiques à la médecine, elles sont composées de cours magistraux, travaux pratiques et stages et sanctionnées par le DFGSM (diplôme de formation générale en sciences médicales) de niveau licence.

3 - Les 4è, 5è et 6è années (DAFSM).
Anciennement appelées « externat », elles dispensent une formation médicale (pathologies, thérapeutique et prévention) alternant les cours à l’université et des stages de 6 semaines à l’hôpital qui constituent une première opportunité de découvrir les différentes spécialités dont l’Orthopédie - Traumatologie (OT). C’est aussi l’étape-clé de l’orientation des futurs médecins qui ont le statut d’ « étudiant hospitalier » et perçoivent une première rémunération… très symbolique.
Sanctionnées par le Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Médicales (DFASM), elles se terminent par un examen qui déterminera leur future spécialité médicale (médecine générale comprise) et la ville où ils se formeront : les Épreuves classantes nationales (ECN).

Le fonctionnement des ECN en pratique

Depuis 2010, le concours de l’internat est organisé nationalement et non par ville, d’où
le nom d’ « épreuves classantes nationales ». Les internes sont ainsi classés pour toute la France, leur rang leur permettant ou non de choisir à la fois leur spécialité (entre 39 dont 12 dédiées à la
chirurgie parmi lesquelles la COT) et leur ville (parmi 28 CHU – centres hospitalo-universitaires). Les meilleurs placés peuvent donc s’orienter vers la spécialité et le CHU qu’ils préfèrent. A l’autre extrême, les étudiants en fin de classement devront se contenter des spécialités et des postes dont n’auront pas voulu leurs camarades.

Résultat :
chaque année, se crée une véritable cote des spécialités et des services en fonction de nombreux critères (conditions de travail dans chaque spécialité, rémunération, attractivité des villes, réputation des hôpitaux et des services…) . Aujourd’hui, les disciplines chirurgicales, dont l’OT, se situent en milieu de classement, les spécialités les plus
cotées étant la cardiologie ou l’ophtalmologie. Elles sont donc
relativement accessibles pour ceux qui veulent les pratiquer, à
condition, bien sûr d’avoir le rang qui le permette. Reste qu’avec les ECN, cette orientation s’avère plus délicate que par le passé. Car elle exige du futur interne de choisir une spécialité d’emblée qu’il ne l’a jamais exercée ni parfois même observée. C’est pourquoi, il est recommandé d’effectuer, un stage d’observation facultatif dans un service d’OT, avant les ECN. Il existe toutefois un « droit de remords »
qui permet aux internes de changer de spécialité (mais pas de ville)
durant la première année. Chaque année, 80 à 100 jeunes internes
l’utilisent soit 1% d’une promotion.

4 - Le DES (diplôme d’études spécialisées)  :
d’une durée de 3 à 6 ans à partir de la rentrée 2017 (au lieu de 4 à 7
ans auparavant) selon les spécialités, c’est le troisième et dernier
cycle des études médicales.C’est là qu’est formé le futur chirurgien
orthopédiste à la spécialité qu’il pratiquera durant toute sa carrière.
Comme pour les autres disciplines chirurgicales, le DES d’orthopédie
traumatologie, s’étalera désormais sur 6 ans : 4 ans d’internat et 2 ans
d’assistanat. Le diplôme permet d’exercer en France mais aussi dans les
autres pays européens

Comment s’organisent les 6 années de 3è cycle ?

Une fois le choix de la spécialité entériné, la formation de l’interne se déroule quasiment exclusivement dans cette discipline et selon une « maquette » qui structure d’emblée l’enchaînement des 12 stages (chacun d’un semestre) à effectuer. La réforme du 3è cycle qui rentrera en vigueur à la rentrée 2017 (décret n° 2016-1597 du 25 novembre 2016) va accentuer cette spécialisation, avec la disparition, par exemple, de la notion de « chirurgie générale » qui imposait aux internes de faire un stage dans d’autres spécialités que la leur.

Les stages effectués par un étudiant en dehors de sa stricte spécialité seront toujours possibles et même encouragés s’ils sont utiles pour leur exercice technique ; par exemple en chirurgie vasculaire pour apprendre à contrôler les gros vaisseaux sanguins, une compétence nécessaire pour les chirurgiens de la colonne vertébrale, notamment. Et lorsque deux spécialités partagent un exercice commun, par exemple la chirurgie de la main entre plasticiens et orthopédistes, des Formations Spécialisées Transversales (FST) seront organisées autorisant une mutualisation des formations théoriques et pratiques. 

L’organisation des 12 stages est sous la responsabilité de la Faculté de Médecine dans laquelle est inscrit l’interne.Il effectuera alors la majorité de ses stages dans le service d’OT du CHU correspondant selon un « contrat de formation » fixé par ses tuteurs en fin de première année. En fin d’études, l’étudiant peut ensuite choisir une « sur-spécialité », par exemple, chirurgie de la hanche, de l’épaule ou de la main, ce qui peut l’amener à changer de service,voire à rejoindre un établissement privé.
C’est notamment le cas des services de chirurgie de la main dont 80% appartiennent au secteur privé. Ces services doivent répondre à des critères stricts d’agrément pédagogique à renouveler tous les 5 ans.
Pour autant, il n’existe qu’un seul et unique titre officiel, celui de
diplôme d’orthopédie – traumatologie délivré par l’Université.

Quel est le contenu de la formation des internes en chirurgie orthopédique et traumatologique ?

La formation vise à enseigner trois savoirs complémentaires : le savoir théorique (diagnostic des maladies), le savoir pratique (les gestes) et le savoir se comporter (écoute et information des patients).
Historiquement, ces trois dimensions de la formation des internes
étaient dispensées dans les hôpitaux et au lit du patient, à l’aide
d’une sorte de compagnonnage. Aujourd’hui, le raccourcissement de la durée d’hospitalisation des patients dû à l’évolution des techniques et au l’essor de la chirurgie ambulatoire, ne permettent plus d’assurer ce mode d’apprentissage comme par le passé. C’est pourquoi peu à peu, se développe une autre forme de compagnonnage utilisant d’autres méthodes (simulation sur maquette ou informatique, vidéos de consultations enregistrées….). Les responsables de la formation, en accord avec les étudiants, insistent sur le fait qu’un chirurgien OT ne doit pas être un technicien mais d’abord un médecin et ensuite un opérateur. Dans cette spécialité qui traite la douleur, l’écoute du patient et son histoire sont des éléments souvent plus importants que le geste lui même. Une particularité tient aussi au fait que le chirurgien OT décide seul de l’opération et qu’il devra suivre son résultat pendant dix voire vingt ans (pour les prothèses, notamment). Tout ceci doit donc être enseigné au travers de 3 niveaux progressifs : le niveau 1,correspondant surtout à la traumatologie, le niveau 2 pour l’orthopédie générale et le niveau3 pour la sur-spécialisation. Ce socle généraliste est indispensable pour éviter que le chirurgien OT ne devienne un sur-spécialiste, sorte de technicien d’une seule articulation.

A partir de quel moment, le futur chirurgien orthopédiste peut-il assurer une intervention sous sa seule responsabilité ?

Dès qu’il passe sa thèse avec laquelle il obtient le titre de Docteur en médecine qui lui donne droit d’exercer, il est autorisé légalement à opérer en pleine responsabilité bien qu’il n’ait pas achevé sa formation de spécialité. C’est-à-dire, actuellement, à la fin de 5ème année d’internat, et, à l’avenir, pour les étudiants qui commenceront leur internat en novembre 2017, à la fin de leur 4è année (soit en 2021).

Quelle est la durée de travail hebdomadaire des internes ?

L’application de la loi sur le temps de travail des internes relève d’une réglementation européenne, appliquée depuis 2015. Désormais, un interne ne peut pas travailler plus de 48 heures par semaine. L’organisation de son temps de travail s’effectue sur la base de demi-journées. Sa fiche de poste lui impose 10 demi-journée par semaine dont seulement 9 présentielles, la dixième, dite « personnelle » étant consacrée à sa formation (bibliothèque, séminaires…). Une autre demi-journée de
formation encadrée est obligatoire. Stricto sensu, il « doit » donc à
son CH 10-2 = 8 demi journées par semaine et donc non obligés d’être présent tous les jours. De plus, une nuit de garde vaut 2 demi journées qu’il doit récupérer. Au final, un interne peut, en théorie et
légalement, n’être présent dans son service que 6 demi journées (soit 3 jours) par semaine.

Les internes en OT sont-ils rémunérés ?

Oui,comme tous les internes, il est étudiant mais affecté a un centre
hospitalier qui le rémunère pour sa formation mais aussi pour le très important travail qu’il fournit, notamment lors de la permanence de soins, particularité forte de la spécialité OT. Leur salaire brut varie de 16 605 euros à 25 500 de la 1ère à la 5è année, auxquels s’ajoutent une indemnisation pour les gardes (119,02 euros par garde) et les astreintes (20 euros).

Où travaillent les internes une fois diplômés ?

Les jeunes chirurgiens orthopédistes ont une totale liberté d’installation.
Aujourd’hui, 75% se dirigent vers le privé aux rémunérations et
organisations plus attractives contre 25% vers les hôpitaux publics
(dont 5% seulement dans les CHU). Ce déséquilibre récent se traduit par un taux de vacance (postes sans titulaire) dans le public de 41% compensé en partie par le recrutement de chirurgiens étrangers et menace à moyen terme la capacité de formation des CHU.

Combien de nouveaux chirurgiens orthopédistes sont formés chaque année ?

Chaque année, 130 nouveaux internes en OT commencent leur internat et autant le finissent. Au total, la spécialité réunit en temps réel environ 800 internes et assistants (toutes années confondues) sur les 36000 que compte l’ensemble des spécialités médicales (médecine générale incluse) toutes spécialités confondues. 

La formation des chirurgiens orthopédistes s’arrête-t-elle à la fin du 3è cycle ?

Non, bien au contraire.La formation en 6 ans représente un an de moins qu’auparavant et situe la France dans la moyenne basse des pays dits « développés ». Après leur diplôme DES, les chirurgiens auront la possibilité de réaliser un complément de formation dit de « post DES », soit au titre d’ « assistant spécialiste hospitalier », soit à celui d’« assistant–chef de clinique à la Faculté » s’ils souhaitent donner une orientation d’enseignement ou de recherche à la fin de leur formation. Ensuite, et comme tous les médecins et les autres professionnels de santé, les chirurgiens orthopédistes ont chaque année et durant toute leur carrière l’obligation de se former. C’est ce qu’on appelle le « développement professionnel continu » (DPC). Prévue par la loi, cette formation, qui est rémunérée, peut prendre différentes formes ;(cours, congrès, séminaires…).





I.S.F 2018

Barème, modalités de déclaration et calendrier de
l’administration fiscale.





Prix FICOT

Durant le Congrès SOFCOT en novembre 2017, un prix d’innovation et recherche Frantz Langlais « Prix FICOT » a récompensé l’auteur d’un travail sur un sujet de recherche fondamentale ou d’innovation.

Ce prix, d’un montant de 2000 €, a été attribué à Hoel Letissier : " Etude des prothèses totales d’épaule inversées par simulation logicielle : optimisation du choix des implants afin de maximiser la mobilité".

Ce prix a été remis par Patricia Thoreux et le Pr Jacques-Yves Nordin.





Pourquoi soutenir la FICOT ?

Si vous ne venez pas à la chirurgie orthopédique et traumatologique, la chirurgie orthopédique et traumatologique viendra à vous !

L’an dernier, la SOFCOT a créé, sous l’égide de la Fondation de France, une Fondation destinée à promouvoir l’innovation en chirurgie orthopédique et traumatologique (FICOT).

La FICOT a pour objet de soutenir des actions en faveur de personnes, œuvres ou organismes d’intérêt général menant toute action de solidarité en France et à l’étranger et notamment de financer leurs actions de sensibilisation ou de prévention dans le domaine de la santé. Elle a aussi pour vocation d’octroyer des prix et bourses à des personnes physiques pour promouvoir l’enseignement initial et continu ainsi que la recherche dans le secteur sanitaire.

AUJOURD’HUI, QUELLES SONT LES BONNES RAISONS DE SOUTENIR L’ACTION DE LA FICOT POUR L’INNOVATION EN CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes… • En France, il y a 2983 chirurgiens orthopédistes et traumatologues dont 2025 libéraux. • Il est réalisé annuellement 1,8 millions d’actes ! - Sur une vie entière : 50% des personnes entre 18-60 ans, et 61% des personnes après 65 ans ont eu recours à la chirurgie orthopédique et traumatologique - Après 60 ans : 16% des français sont porteurs d’une prothèse articulaire - Entre 18-24 ans (soit 9% de la population) 45% de blessés ont été traités par un chirurgien orthopédique et traumatologue. - Chaque année, 1,1 million d’accidents sportifs (dont 16% pour le foot) sont traités par les chirurgiens orthopédistes et traumatologues.

Et plus encore…

La chirurgie orthopédique et traumatologique est connue des français parce qu’il s’agit d’une chirurgie protéiforme qui concerne les os et les articulations qui constituent la charpente de notre corps.

Elle traite de toutes les affections de l’appareil locomoteur (os, articulations, muscles, tendons et nerfs) du membre inférieur (hanche, genou, pied) et du membre supérieur (épaule, coude et main) mais aussi de la colonne vertébrale (rachis).

Peu médiatisé, la chirurgie orthopédique et traumatologique est pourtant une spécialité à la pointe de l’innovation portée par l’évolution des biotechnologies et les progrès à venir en matière de régénération tissulaire.

Si l’excellence française est reconnue à travers le Monde, le maintien de cette excellence au service de tous nécessite d’investir dans la formation et la recherche, c’est ce à quoi nous vous invitons en faisant un don en faveur de jeunes talents !

Avec nos remerciements pour votre soutien et à bientôt,

Pr Bernard Moyen
Past Président de la FICOT

InfoCentre : 01 43 22 47 58 Comment
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